La puissance adaptée à une bobine d’électrovanne à faible consommation est celle d’une configuration distributeur-bobine approuvée, capable de s’enclencher, de rester complètement attirée, de se relâcher dans le délai requis et de respecter les limites électriques et thermiques à la tension réellement disponible aux bornes. Elle ne peut pas être choisie de manière sûre à partir du diamètre des orifices, de la tension nominale ou d’une simple comparaison en watts.
Commencez par la référence exacte du distributeur et son enveloppe de fonctionnement. Vérifiez ensuite le courant d’appel ou de crête de la bobine, son courant de maintien, sa plage de tension admissible, son régime de service, ses limites de température, l’électronique du connecteur, le dispositif de suppression des surtensions et les données de temps de réponse. Enfin, assurez-vous que la sortie de l’API et le câblage peuvent fournir le courant de crête sans chute de tension excessive, puis validez le circuit assemblé dans les conditions les plus défavorables.
Points clés
- Festo documente une option VUVG qui ramène la puissance sous 24 VDC de 1 W à 0,35 W, mais cette valeur correspond à une configuration précise.
- Pour une bobine passive en courant continu, une tension plus faible aux bornes réduit le courant et la puissance ; elle n’augmente pas le courant.
- Les pilotes à courant de crête puis de maintien exigent des réglages distincts pour le courant de crête, sa durée de maintien, le courant de maintien et la PWM.
- Les limites de courant par point, groupe et module de l’API, ainsi que les limites de courant d’appel, doivent toutes être vérifiées.
- La décision finale dépend d’essais sur l’installation à basse tension, à chaud, à froid, sous pression, en temps de réponse et au relâchement.
La puissance nominale de la bobine est la puissance électrique absorbée déclarée par le fabricant dans des conditions définies. Elle ne mesure pas directement l’effort de commutation du distributeur.
La commande à courant de crête puis de maintien applique un courant plus élevé assez longtemps pour déplacer le noyau mobile, puis réduit le courant après l’enclenchement afin de limiter la puissance de maintien et l’échauffement. Le courant de crête, le temps de transition et le niveau de maintien doivent correspondre au distributeur et à la bobine.
Pourquoi la puissance seule ne suffit-elle pas pour choisir une bobine d’électrovanne ?
Les données techniques VUVG publiées par Festo en mai 2026 indiquent 1 W pour une configuration 24 VDC et 0,35 W avec réduction du courant de maintien. Ces valeurs démontrent l’existence d’une véritable option à faible consommation, mais ne définissent pas une puissance universelle pour toutes les tailles de distributeurs ou tous les circuits (données techniques Festo VUVG, 2026).
La puissance électrique absorbée par une bobine n’est qu’un élément d’un système électromécanique. Le fabricant du distributeur a déjà coordonné l’enroulement, la géométrie des pièces polaires, l’entrefer, la masse du noyau mobile, le ressort de rappel, les frottements, le dispositif de pilotage, les efforts dus à la pression, les joints et l’élévation de température admissible. Deux bobines de même tension et de même puissance peuvent présenter des formes d’onde de courant, une force magnétique, une course ou un comportement au relâchement différents.
Pour la même raison, l’énoncé théorique selon lequel la force magnétique augmente avec le carré du courant et diminue avec le carré de l’entrefer n’est pas une équation de sélection. Les électroaimants réels présentent des flux de fuite, des effets de frange, une saturation magnétique, des entrefers non uniformes, des courants de Foucault et des courbes force-course propres à leur géométrie. Utilisez les données de force en fonction du courant ou les données de réponse du fabricant lorsqu’elles sont disponibles. À défaut, utilisez l’ensemble distributeur-bobine approuvé et testez-le.
Les efforts qui s’opposent à l’enclenchement peuvent comprendre :
- l’effort du ressort de rappel et l’inertie du noyau mobile
- le frottement de décollage des joints et des paliers
- les efforts de pression et d’écoulement propres à l’architecture du distributeur
- les exigences de pression de pilotage des distributeurs pilotés
- la contamination, l’état du lubrifiant, les vibrations et les effets des basses températures
- le magnétisme rémanent et les tolérances mécaniques qui influent sur le relâchement
Le diamètre des orifices n’est donc pas une clé de correspondance pour la puissance. Un distributeur piloté compact peut consommer moins au niveau de la bobine qu’un distributeur à commande directe plus petit, car l’électroaimant déplace un élément pilote et non l’organe principal d’obturation du débit. Consultez le guide comparatif des trajets d’écoulement à tiroir et à clapet avant de comparer des architectures de distributeur différentes.
La spécification correcte n’est pas « une bobine 24 VDC de 2 W ». C’est « cette bobine, montée sur cet opérateur de distributeur, avec ce connecteur ou ce pilote, alimentée par ce circuit de sortie, dans cette plage de tension et de température ». La puissance peut servir à présélectionner les candidats, mais seule la configuration complète peut être approuvée.
Quel est le comportement des bobines à puissance fixe et à courant de crête puis de maintien ?
Le DRV110 de Texas Instruments permet de régler indépendamment quatre grandeurs de commande : le courant de crête, sa durée de maintien, le courant de maintien et la fréquence PWM. Cette séparation explique pourquoi une bobine pilotée par un courant de crête puis de maintien ne peut pas être décrite avec précision par une seule valeur de puissance en régime établi (Texas Instruments DRV110 ; fiche technique DRV110).
Une bobine passive en courant continu, raccordée directement à une sortie en tension, absorbe un courant déterminé par sa résistance et son inductance. Après la mise sous tension, le courant augmente vers une valeur de régime établi. La puissance électrique se transforme alors en chaleur dans l’enroulement, puis se dissipe vers l’opérateur, le corps du distributeur, le connecteur, l’air ambiant et la structure de montage.
Un contrôleur à courant de crête puis de maintien régule au contraire la forme d’onde du courant. Il fournit un courant de crête défini pour déplacer le noyau mobile, le maintient pendant une durée définie, puis réduit le courant à un niveau de maintien. Ce niveau plus faible peut réduire l’échauffement en régime établi, mais uniquement après un enclenchement réussi. Si le courant de crête est insuffisant ou sa durée trop courte, le noyau mobile peut s’immobiliser avant la fin de sa course. Si le courant de maintien est trop faible, les vibrations, la pression, la température ou la contamination peuvent provoquer un décrochage.
Certaines bobines à faible consommation intègrent l’électronique dans le connecteur ou l’opérateur. D’autres nécessitent un pilote externe. N’ajoutez pas de PWM externe à une bobine ordinaire au seul motif qu’une puissance moyenne plus faible semble possible. L’enroulement, le réseau de roue libre, le transistor de sortie, la LED du connecteur, le circuit de diagnostic, le comportement en compatibilité électromagnétique et le temps de relâchement requis doivent tous accepter cette méthode. Le guide de la commande PWM explique plus en détail le principe de commande.
Quels calculs électriques faut-il intégrer à la sélection ?
ABB utilise un coefficient de température de la résistance du cuivre d’environ 0,0039 par kelvin dans son calcul de résistance d’enroulement. Ce coefficient est important, car un enroulement en cuivre chaud présente une résistance supérieure à celle d’un enroulement froid ; une bobine passive en courant continu alimentée en tension absorbe donc moins de courant en régime établi lorsqu’elle chauffe (note d’application ABB).
Pour une bobine passive en courant continu en régime établi :
Ici, est le courant de la bobine, la tension mesurée aux bornes de la bobine alimentée, la résistance de l’enroulement à la température et la puissance électrique absorbée par l’enroulement. Ces relations s’appliquent à un enroulement passif en courant continu après le régime transitoire inductif. Elles ne décrivent pas un pilote à courant de crête puis de maintien régulé en courant.
Estimez la résistance de l’enroulement chaud à partir d’une mesure de référence documentée :
Ici, est la résistance à la température de référence , la résistance à la température et le coefficient de température adapté au conducteur et à la convention de référence. Utilisez les données du fabricant de la bobine lorsqu’elles sont disponibles.
La tension déterminante n’est pas celle inscrite sur l’alimentation. C’est la tension présente aux bornes de la bobine :
Ici, est la tension d’alimentation en charge, la chute de tension à l’état passant de la sortie de l’API ou du pilote, et comprend les conducteurs aller et retour, les bornes, les connecteurs et les contacts. Mesurez ces valeurs pendant la phase de courant de crête, et non uniquement lorsque le distributeur est débranché.
Correction d’une erreur courante à basse tension
Prenons l’exemple hypothétique d’une bobine passive 24 VDC de puissance nominale 11 W à la température de référence de 20 °C. Sa résistance de référence calculée est :
Si la température estimée de l’enroulement est de 80 °C et que vaut 0,00393 par kelvin, la résistance à chaud estimée est d’environ 64,7 Ω. Pour une tension de 19,5 V aux bornes de la bobine :
La baisse de la tension aux bornes n’augmente pas le courant jusqu’à 0,524 A. Ce résultat erroné provient du fait que l’on considère la puissance nominale de 11 W comme constante et qu’on la divise par 21 V ou 19,5 V. Une résistance passive ne maintient pas une puissance constante. En outre, 19,5 V ne représente que 81,25 % de 24 V ; cette valeur doit donc être comparée à la tolérance de tension de l’ensemble distributeur-bobine exact, et non qualifiée d’acceptable par principe.
Ce calcul ne prouve toujours pas que le distributeur commutera. Il estime les conditions électriques. Les performances magnétiques, la capacité en pression, le temps de réponse et l’élévation de température restent des questions propres à la configuration, auxquelles il faut répondre par des essais ou les données du catalogue. Utilisez le guide consacré à la tolérance de tension des électrovannes pour établir l’enveloppe d’alimentation, et consultez l’effet de l’inductance de la bobine sur le temps de réponse d’un électroaimant pour le comportement transitoire associé.
Comment vérifier la capacité des sorties d’API et les courants d’appel simultanés ?
Un module de sorties TOR Siemens ET 200SP est spécifié avec huit sorties 24 VDC de 0,5 A, mais son manuel définit également les conditions applicables au module, aux courts-circuits, aux charges et aux diagnostics. Cet exemple montre pourquoi l’indication « sortie 24 VDC » ne suffit pas à approuver une bobine (manuel Siemens ET 200SP).
Vérifiez toutes les limites applicables :
- courant permanent par point de sortie
- courant de crête ou d’appel par point et durée autorisée
- courant total par groupe, commun, connecteur et module
- déclassement en fonction de la température ambiante et limites liées à l’orientation de montage
- chute de tension de la sortie à l’état passant pour le courant requis
- courant de fuite à l’état bloqué et tension résiduelle
- diagnostics de court-circuit, surcharge, charge ouverte et rupture de fil
- fréquence de commutation, capacité de charge inductive et règles relatives aux dispositifs de suppression externes
Pour un groupe de distributeurs commandés simultanément, calculez le courant de crête maximal plausible :
Ici, est le courant de crête simultané du groupe, le courant de crête du distributeur , et le nombre de bobines dont les appels de courant peuvent se chevaucher. Ajoutez les autres charges raccordées à la même branche d’alimentation, puis évaluez l’alimentation, le fusible, le module de sorties, le connecteur et le trajet de retour commun.
Ne supposez pas qu’un échelonnement logiciel supprime le pic électrique. Une reprise après arrêt d’urgence, l’initialisation au démarrage, un changement de recette, le rétablissement des communications ou des verrouillages simultanés peuvent commander plusieurs sorties à la fois. Si l’échelonnement constitue une exigence de commande, documentez le délai garanti et testez les états de redémarrage anormaux.
Mesurez la tension d’alimentation en charge au niveau du module et aux bornes de la bobine la plus éloignée pendant l’alimentation du groupe maximal plausible. Un essai sur banc avec un seul câble court peut ne pas révéler une chute de tension dans le retour commun affectant tout un îlot. Les traces d’oscilloscope ou d’un enregistreur rapide sont préférables lorsqu’un bref courant de crête ou une transition du pilote est en jeu.
La mesure de tension la plus instructive utilise deux voies synchronisées : l’une sur l’alimentation du module de sorties et l’autre aux bornes de la bobine. Leur différence permet de distinguer l’affaissement de l’alimentation des pertes dans la sortie, le connecteur et le câble. Une simple mesure au multimètre dans l’armoire peut afficher « 24 V » alors que la bobine distante reçoit une tension nettement inférieure pendant l’enclenchement.
Comment la température, le régime de service, la pression et le temps de réponse modifient-ils la décision ?
La norme ISO 12238:2023 spécifie les procédures d’essai du temps de commutation des distributeurs directionnels à deux et trois positions, à commande électrique ou pneumatique. Elle fournit un cadre de mesure, et non un temps de réponse universel ou une marge de puissance universelle (ISO 12238:2023).
La température modifie à la fois l’enroulement et le distributeur. La résistance du cuivre augmente à chaud, ce qui réduit le courant d’une bobine passive sous tension fixe. Parallèlement, les joints chauds ou froids, la viscosité du lubrifiant, les variations dimensionnelles, le débit de pilotage et l’électronique peuvent modifier le comportement mécanique. La température ambiante, la température du fluide, la température dans l’enveloppe, l’échauffement dû aux distributeurs voisins, le montage, la circulation d’air et le taux d’activation doivent donc provenir de la fiche technique exacte et être reproduits autant que possible lors de la validation.
La pression agit elle aussi selon l’architecture réelle du distributeur. Un opérateur à commande directe doit déplacer l’organe d’obturation en s’opposant aux efforts de pression applicables. Un distributeur piloté doit d’abord actionner son étage pilote, tout en disposant d’une pression et d’un débit de pilotage suffisants pour déplacer l’étage principal. Une puissance supérieure ne peut pas compenser un fonctionnement hors de la plage de pression spécifiée.
Le régime de service mérite une description plus précise que la seule mention « service continu ». Consignez :
- la durée maximale d’alimentation continue
- la fréquence de commutation et le temps minimal hors tension
- le nombre de bobines voisines alimentées
- les séquences de commande au démarrage et en situation anormale
- les températures de l’armoire, de l’îlot et du fluide
- les temps d’enclenchement et de relâchement requis pour chaque condition testée
Mesurez la réponse entre un événement électrique clairement défini et un événement pneumatique lui aussi clairement défini. La montée du courant dans la bobine, le mouvement du noyau, le déplacement du tiroir, la variation de pression à l’orifice, le remplissage du tube et le mouvement de l’actionneur constituent des retards distincts. Le guide de mesure du temps de réponse d’une électrovanne explique comment maintenir ces limites bien séparées.
Comment associer correctement le dispositif de suppression et la polarité ?
Les instructions SMC actuelles relatives au S070 indiquent une protection par diode ou par varistance selon la tension et la configuration du connecteur, et précisent la polarité des versions en courant continu concernées. C’est une raison supplémentaire de sélectionner l’ensemble par sa référence complète plutôt que par la seule tension et la puissance en watts (instructions SMC S070).
Une bobine inductive génère une surtension transitoire lorsque le courant est interrompu. Le dispositif de suppression protège le composant de commutation, mais la méthode d’écrêtage modifie la vitesse de décroissance du courant. Une simple diode de roue libre produit généralement une tension d’écrêtage plus faible et une décroissance du courant plus lente qu’une diode TVS à tension supérieure ou qu’un autre réseau approuvé. Une décroissance plus lente peut retarder le relâchement du noyau et du tiroir.
Vérifiez ensemble les interfaces suivantes :
- polarité de la bobine, brochage du connecteur, LED, redresseur et dispositif de suppression
- type de transistor de sortie de l’API et charge inductive admissible
- emplacement du dispositif d’écrêtage, intégré ou externe
- tension de sortie maximale et capacité d’absorption de l’énergie transitoire
- temps de relâchement requis et état sûr hors tension
- courant de fuite résiduel et compatibilité des diagnostics
N’ajoutez pas un condensateur générique aux bornes de la bobine pour remédier à une chute de tension. Il pourrait accroître le courant d’appel sur la sortie, ralentir le relâchement, masquer les diagnostics ou dépasser la limite de charge capacitive de la sortie. Ne placez pas un second dispositif de suppression aux bornes d’un connecteur qui en contient déjà un, sauf si les deux fabricants approuvent cette combinaison.
La sécurité est une propriété du système. La norme ISO 13849-1:2023 décrit une méthode de conception des parties des systèmes de commande relatives à la sécurité ; elle ne confère pas à une bobine une qualification de sécurité au seul motif que sa puissance est faible ou que son connecteur intègre un dispositif de suppression (ISO 13849-1:2023). L’architecture du circuit, les diagnostics, la réaction aux défauts, le comportement du distributeur et la validation doivent répondre à la fonction de sécurité requise.
Méthode pratique de sélection de la puissance d’une bobine d’électrovanne
Les instructions SMC actuelles relatives au S070 indiquent une tolérance de tension nominale de ±10 % pour la famille documentée, tandis que l’option de maintien à 0,1 W est limitée à certaines configurations 24 VDC avec fils de connexion. Ces limites montrent qu’une méthode de sélection doit aboutir à une référence de commande exacte, et non à une catégorie générique de faible puissance (instructions SMC S070).
- Définissez le service du distributeur. Consignez la fonction, l’état normal, les orifices, le débit requis, la plage de pression, les conditions de pilotage, le fluide, la fréquence de commutation, la durée d’alimentation et les temps d’enclenchement et de relâchement requis.
- Sélectionnez d’abord l’architecture du distributeur. Vérifiez que le distributeur exact ou l’emplacement concerné sur l’îlot répond aux exigences pneumatiques et environnementales.
- Dressez la liste des options de bobines approuvées. Pour chaque bobine et chaque connecteur exacts, rassemblez la tension nominale, la plage de tension admissible, le courant de crête ou d’appel, sa durée de maintien, le courant ou la puissance de maintien, le régime de service, les limites de température, l’isolation, la protection, la polarité et les données de réponse.
- Calculez l’enveloppe électrique de l’installation. Tenez compte de la tolérance de l’alimentation en charge, de la chute de tension de la sortie, de la résistance du câblage à chaud et à froid, des bornes, des connecteurs et des retours communs. Séparez les calculs applicables aux bobines passives du comportement des pilotes régulés.
- Vérifiez le matériel de commande. Contrôlez les limites du point, du groupe, du module, du connecteur, du commun, du fusible et de l’alimentation pour le courant permanent et les courants de crête simultanés.
- Associez le dispositif de suppression et les diagnostics. Vérifiez le type d’écrêtage, la polarité, l’effet sur le temps de relâchement, le courant résiduel et le comportement des diagnostics de charge ouverte ou de rupture de fil.
- Validez le circuit assemblé. Avant la mise en service, testez le distributeur, la bobine, le connecteur, le câble, la sortie, l’alimentation, la pression, la température, le régime de service et la séquence de commande logicielle exacts.
Cette méthode évite également de confondre deux décisions différentes. Utilisez le guide de calcul de la force du noyau d’un électroaimant lorsque vous concevez un actionneur électromagnétique, plutôt que de sélectionner un distributeur sur catalogue. Utilisez le guide économique des électrovannes à faible consommation lorsque la configuration compatible exacte est déjà connue et que la question restante concerne la consommation d’énergie de l’usine ou le retour sur investissement.
Comment valider la bobine sélectionnée ?
Les instructions SMC relatives au S070 imposent un fonctionnement dans les limites indiquées de tension, de pression, de température, de vibrations et de chocs, tandis que la norme ISO 12238:2023 définit une limite d’essai reproductible pour le temps de commutation. Ensemble, elles justifient la validation de la configuration installée plutôt qu’une acceptation fondée sur un simple claquement entendu sur un banc à température ambiante (instructions SMC S070 ; ISO 12238:2023).
Utilisez du matériel équivalent à celui de production et consignez la version du micrologiciel ou de la logique. Au minimum, testez :
| Condition d’essai | Condition à appliquer | Données à consigner |
|---|---|---|
| Tension minimale aux bornes | Plus faible tension d’alimentation plausible en charge, chute maximale dans le câble, enroulement chaud | Tension de la bobine et forme d’onde du courant, réussite de l’enclenchement, temps de commutation |
| Démarrage à froid | Températures ambiante et du fluide minimales spécifiées | Enclenchement au premier cycle, comportement du pilotage, temps, répétabilité |
| Régime établi à chaud | Régime maximal, bobines voisines alimentées, températures ambiante et du fluide maximales | Température de la bobine ou de l’opérateur, stabilité du maintien, courant, temps |
| Limites de pression | Pression de pilotage minimale et pression de service maximale, selon le cas | Course complète du tiroir, courbe de pression à l’orifice, fuite, temps |
| Commande simultanée | Chevauchement maximal plausible des sorties et séquence de redémarrage | Affaissement de l’alimentation et du retour commun, état du module, diagnostics |
| Mise hors tension | Dispositif de suppression approuvé et condition à chaud la plus défavorable | Décroissance du courant, temps de relâchement du noyau ou de la pression, état sûr |
| Échantillon d’endurance | Fréquence de commutation et durée d’alimentation représentatives | Dérive du courant, de la température, des temps et des fuites, historique des défauts |
Mesurez la tension aux bornes de la bobine et la forme d’onde du courant sur la même base de temps que la commande et qu’un indicateur d’état du distributeur, tel que la pression à un orifice ou un signal validé de position du tiroir. Un bruit ou une LED allumée ne prouve pas que le tiroir a atteint la position requise.
Définissez les critères d’acceptation avant les essais. Appuyez-vous sur les caractéristiques nominales du fabricant, le budget de temps de la machine, l’état sûr requis et les limites du matériel de commande. N’inventez pas un coefficient de sécurité générique de 1,5 ou 2,0 en supposant qu’il couvre simultanément la température, la contamination, les pertes dans le câble et la pression. Chaque incertitude produit un effet physique différent.
Consignez la configuration approuvée complète :
- références de commande du distributeur, de l’îlot, de la bobine, du connecteur, du joint et de la tension
- alimentation, module de sorties, voie, fusible et caractéristiques du câblage
- dispositif de suppression et polarité
- courant de crête, durée du courant de crête, courant de maintien et réglages PWM, le cas échéant
- règles d’échelonnement logiciel ou de redémarrage
- conditions d’essai, instruments, traces brutes, résultats et révision de l’approbation
Si l’un de ces éléments change, effectuez une analyse d’impact. Le remplacement d’un connecteur peut modifier le dispositif de suppression, la polarité, les diagnostics et le temps de relâchement, même si la puissance imprimée reste identique.
Règle de sélection
L’option Festo de 1 W à 0,35 W et l’exemple SMC de 0,35 W à 0,1 W avec courant de crête puis de maintien prouvent qu’une réduction significative de la puissance de maintien est possible dans des configurations de produit précises. Aucune de ces valeurs ne constitue une cible générique pour une autre famille de distributeurs (données techniques Festo VUVG ; instructions SMC S070).
Choisissez la configuration de bobine approuvée de plus faible puissance qui satisfait aux exigences réelles de service pneumatique, de tension aux bornes, de capacité en courant, de température, de temps de commutation, de dispositif de suppression, de diagnostic et de relâchement. Ne choisissez pas la puissance la plus faible d’un tableau pour tenter ensuite d’y adapter le distributeur.
Pour une nouvelle machine, demandez au fournisseur du distributeur la forme d’onde exacte du courant, la tolérance de tension, les conditions des essais de réponse, les limites thermiques, le circuit de suppression et les exigences relatives aux sorties compatibles. Bepto Pneumatique peut vous aider à recouper ces éléments avec la configuration du distributeur et de l’îlot avant la commande des échantillons.
Questions fréquentes
Texas Instruments distingue quatre réglages du pilote à courant de crête puis de maintien, tandis que la norme ISO 13849-1:2023 traite la sécurité comme un problème de conception du système de commande. Les cinq questions ci-dessous appliquent ces limites aux erreurs de spécification courantes (Texas Instruments DRV110 ; ISO 13849-1:2023).
La puissance de la bobine suffit-elle à déterminer la compatibilité d’une électrovanne ?
Non. La puissance n’indique ni la géométrie de l’opérateur du distributeur, ni les efforts dus à la pression, ni le dispositif de pilotage, la température de l’enroulement, la forme d’onde du courant, l’électronique du connecteur, la suppression des surtensions ou le temps de réponse. Sélectionnez une bobine approuvée pour le distributeur et la tension exacts, puis vérifiez l’enveloppe de fonctionnement électrique et pneumatique de l’installation.
Pourquoi une tension plus faible n’augmente-t-elle pas le courant dans une bobine passive en courant continu ?
En régime établi, une bobine passive en courant continu suit la relation . À résistance inchangée, une baisse de la tension aux bornes réduit le courant et la puissance. La résistance d’un enroulement en cuivre chaud est plus élevée, ce qui diminue encore le courant. Les électroniques à courant constant ou à courant de crête puis de maintien se comportent autrement et doivent être analysées d’après leurs réglages et leur fiche technique.
Puis-je appliquer une modulation PWM à une bobine d’électrovanne standard pour réduire la puissance de maintien ?
Uniquement si la bobine, le distributeur, le pilote, le matériel de sortie, le dispositif de suppression, les diagnostics et les exigences de compatibilité électromagnétique l’autorisent tous. Le courant de crête, sa durée de maintien, le courant de maintien et la fréquence PWM doivent être validés. Une PWM non approuvée peut provoquer un enclenchement incomplet, un décrochage, des contraintes excessives sur le pilote, du bruit, un échauffement ou un retard au relâchement.
Une faible puissance de maintien rend-elle un distributeur adapté à une fonction de sécurité ?
Non. Une faible puissance caractérise la consommation d’énergie et le comportement thermique, et non une catégorie de sécurité ou un niveau de performance. Une fonction de sécurité dépend de l’architecture de commande, du comportement du distributeur, des diagnostics, de la réaction aux défauts, des mesures contre les défaillances de cause commune et de la validation exigée par l’analyse des risques de la machine et les normes applicables.
Quelles conditions faut-il tester avant d’approuver la bobine ?
Testez la configuration installée exacte à la tension minimale en charge aux bornes, au démarrage à froid, au régime et à la température maximaux, aux limites de pression applicables, avec la charge simultanée maximale des sorties, lors d’un redémarrage anormal et à la mise hors tension. Consignez le courant, la tension de la bobine, la température, les temps de commutation du distributeur, les diagnostics, les fuites et le comportement à l’état sûr par rapport à des critères d’acceptation définis au préalable.
Sources
- Données techniques Festo VUVG, édition 2026-05.
- Instructions de sécurité et de maintenance SMC S070, consultées le 2026-07-26.
- Page produit Texas Instruments DRV110 et fiche technique.
- ISO 12238:2023, essais du temps de commutation des distributeurs pneumatiques.
- ISO 13849-1:2023, parties des systèmes de commande relatives à la sécurité.
- Manuel du module de sorties TOR Siemens ET 200SP.
- Note ABB sur la correction de la résistance d’un enroulement en fonction de la température.

